République Centrafricaine

Depuis 2009 EMERGENCY a soigné plus de 246,000 personnes en République Centrafricaine

La République centrafricaine (RCA) est l’un des pays les moins développés du monde, d’après l’Indice de développement humain des Nations unies. La RCA y figure au 185e rang, sur 187 pays, ne devançant que la République démocratique du Congo et le Niger. Toujours selon cet indice, les habitants de la RCA ont une espérance de vie de 48 ans, chiffre effrayant si on le compare aux 80 ans environ des pays d’Europe occidentale. Sur 1000 naissances, 129 bébés meurent, alors qu’ils pourraient être facilement traités ; le paludisme est la cause principale de la mort des enfants de moins de 5 ans. Depuis que le pays a obtenu son indépendance de la France en 1960, son histoire n’est faite que d’instabilité, de violations des droits de l’homme, de violences ethniques et communautaires.

Ces dernières années, la situation s’est encore beaucoup dégradée. La guerre, qui a commencé en décembre 2012, a fait des milliers de morts et provoqué le déplacement d’environ un million de personnes (sur une population de 5 millions). Pendant la phase la plus aigüe du conflit, après le coup d’État de mars 2013, le Centre pédiatrique d’EMERGENCY est resté ouvert et nos collaborateurs ont redoublé d’efforts, visitant les principaux camps de réfugiés qui s’étaient installés près de la capitale. Aujourd’hui, la situation à Bangui est plus stable, mais le calme, apparent, est souvent rompu par des bagarres, des combats de rue avec utilisation d’armes à feu, et des crimes de droit commun, qui font régner sur la ville une tension palpable.

En mars 2009, avec l’aide financière de l’Union européenne (EuropeAid), EMERGENCY a ouvert un Centre pédiatrique dans la capitale, Bangui, afin de dispenser gratuitement des soins de base et d’urgence aux enfants de moins de 14 ans. Le centre est ouvert en permanence ; il organise aussi des activités de promotion de la santé à l’intention des familles, en insistant sur les règles fondamentales à observer pour l’hygiène et l’alimentation des enfants.

Actuellement encore, plus de 100 enfants sont vus chaque jour dans notre Centre pédiatrique. Les consultations et les salles pour les hospitalisations sont toujours pleines, de même que le chapiteau qui a été dressé dans le jardin de l’hôpital pour pouvoir accueillir des lits supplémentaires au plus fort du conflit.

Des maladies comme le paludisme, les infections et la fièvre typhoïde étaient monnaie courante avant même le début de la guerre, mais le manque de nourriture et les conditions de vie de plus en plus difficiles n’ont fait qu’aggraver la situation ; en outre, beaucoup de mamans, en raison du manque de sécurité, hésitent souvent à se rendre à l’hôpital. Nos collaborateurs ont commencé à travailler avec une organisation locale qui gère de petits centres de santé ; ils aident à former son personnel pour qu’il puisse traiter les urgences pédiatriques et les faire transférer à l’hôpital.